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mercredi 2 septembre 2009

Une grande dresseuse québécoise !?

Il aura fallu attendre la dernière chronique de Jacinthe Bouchard, dans le cadre le l’émission Libre comme l’air , à la première chaîne de Radio Canada pour découvrir la véritable identité de cette dame. Dans sa chronique hebdomadaire du lundi, elle donnait de fort judicieux conseils aux propriétaires de chats et de chiens, mais rien ne laissait prévoir les compétences dévoilées le 24 août. La poule nommée Marie-Madeleine choisit une carte au cours de l'émission "Libre comme l'air". (Photo Radio Canada)

Au cours de cette émission, elle vint au studio accompagnée d’une poule dressée. À la grande surprise de l’animatrice Dominique Poirier, elle démontra que ce volatile était capable de jouer au poker ou du moins de choisir une carte. Mais le talent de madame Bouchard ne s’arrête pas aux chats, chiens ou…gallinacés. Elle nous apprit également que ses méthodes de dressage peuvent s’appliquer à tous les animaux. Son éventail est très large, il va du cheval aux fauves en passant par l’otarie, l’hippopotame ou le poisson rouge qu’elle fait même sauter dans un cerceau, paraît-il. Jacinthe Bouchard pendant sa chronique. (Photo Radio Canada)

Il semblerait que son expérience ne connaisse pas de limites à tel point qu’elle est souvent sollicitée, de part le monde, par divers établissements zoologiques. Elle y prodigue ses conseils et contribue à la formation des employés. Son contrat le plus spectaculaire, à mon avis, est sa contribution au célèbre Temple des Tigres en Thaïlande où elle a effectué trois séjours. Ses objectifs concernent notamment une amélioration du comportement des moines à l’égard de leurs pensionnaires ainsi que la sécurité des visiteurs qui ont un contact direct avec ces grands félins. Elle dresse aussi ces animaux à recevoir des soins sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours à l’anesthésie, ce qui à la longue devient préjudiciable à leur santé.
L'abbé du monastère de Wat Pha Luang Ta Bua promène son animal favori.
Photo:La magie du Bouddha http://magiedubouddha.com/

Les amateurs de cirque regretteront qu’une dresseuse de cette qualité ne soit pas intéressée par le monde du spectacle, même si l’épisode de la poule à Radio Canada semblerait prouver le contraire. Quant à moi, j’en viens à rêver d’une section de dressage affiliée à l’École de Cirque de Montréal où Jacinthe Bouchard prodiguerait son enseignement. Imaginez les jeunes dresseurs qui en sortiraient et qui à l’instar de leurs collègues acrobates, jongleurs ou clowns brilleraient sur toutes les pistes du monde.
Ce serait un fleuron de plus à la couronne des arts du cirque au Québec.
Mais, on peut rêver.
Claude

2 commentaires:

michoumisalade a dit...

Je crois que le plus gros problème ne serait pas de créer une telle école que de faire face aux fanatiques des groupes de défense des animaux qui sont en lutte systématique avec les zoos et les cirques traditionnels.

alonzocirk a dit...

Il ne faudrait pas donner trop d'importance à ceux que vous appelez "fanatiques". Quoique peu nombreux, ils sont bruyants et savent se faire remarquer des médias, je vous le concède. Mais le grand public ne s'y trompe pas, le bon sens prévaut toujours, si bien que les cirques traditionnels connaissent, aujourd'hui encore, un engouement considérable. Le meilleur baromètre en est certainement le festival de Monte Carlo qui chaque année accorde des récompenses à des numéros de dressage.
À mon avis, la plus grosse difficulté à laquelle le heurtent les dresseurs et les cirques traditionnels ne sont pas les groupes contestataires, mais plutôt le prix de revient des numéros. L'animal doit être pris en charge, nourri, soigné qu'il travaille ou non. Les périodes de dressage non rémunérées peuvent aussi être assez longues.C'est vrai, les dresseurs ne choisissent pas la facilité, mais ils aiment ça.Et le public leur en sait gré.
Claude